La Savate Boxe Française

  

La savate-boxe française se pratique sur un ring carré de 4,5 m à 6m par coté (que l’on appelle « enceinte ») avec des gants de boxe, des chaussures et une tenue particulière appelée intégrale : maillot fuseau sans manches (ou combinaison), mais aussi des bottines souples lacées derrière la cheville et des bandes (facultatifs), les protège-tibias sont obligatoires dans la forme assaut mais peuvent être interdit dans certaines séries de combat.


janssen vs germany


Les coups de pied codifiés

Le chassé, le fouetté, le revers balancé, le revers fouetté, le revers, le coup de pied bas (de frappe ou de déséquilibre).

Tous les coups de pieds cités ci-dessus peuvent (hormis le coup de pied bas) s’effectuer dit « tournant » ou « sautés », à différents niveaux (bas, médian ou figure).

Les coups de pied interdits le fouetté vertical, les coups de tibia, les coups de genoux (présents dans la savate originelle), le revers frontal délivré avec le bord interne de la semelle, les coups de pieds délivrés avec la main posée au sol (héritage du chausson marseillais), le coup de pied délivré dos à l’adversaire : coup de pied de mule ou ruade.


Les coups de poing codifiés

L’uppercut, le direct, le crochet, le swing.

Les coups de poing interdits : tous les coups de revers avec avant-bras et les coups de coudes.

Ces quatre coups de poing sont repris de la boxe anglaise où seuls les poings sont utilisés. La savate des origines utilisait principalement des coups à main ouverte : la gifle. En savate défense ces coups avaient pour objectif d’aveugler, de déchirer les tympans, et de luttes étaient également utilisées pour terminer un combat. Ces techniques considérées comme trop dangereuses ne sont plus enseignées.


Les grades

Il appartient à chaque club d’organiser les passages de grades afin de mesurer la progression des élèves ou compétiteurs. Ce système de grades techniques, « les gants » déterminent le niveau du tireur ou tireuse (nom donné au pratiquant de la savate) et permettent l’inscription à certaines compétitions lorsqu’un niveau minimum est requis. Voici les différents grades :

  1. Bleu
  2. Vert
  3. Rouge
  4. Blanc
  5. Jaune
  6. Gant d’argent technique ou gant de bronze


Les compétitions

Il existe deux types de compétitions en savate : l’assaut et le combat. Ces deux catégories se différencient par la finalité recherchée lors de la compétition.

L’assaut

Lors des assauts les coups ne sont pas portés (on parle alors de touches) et le tireur est jugé sur ses qualités technico-tactiques. La durée de la confrontation peut varier de 3*1,30 mn à 4*2 mn suivant la catégorie des tireurs. Le style est jugé, et la puissance sanctionnée puisque la recherche du hors-combat est interdite. Après trois avertissements un tireur peut être disqualifié. Le tireur ayant « marqué » le plus de points remporte l’assaut. Les assauts se déroulent le plus souvent en 3 reprises de 1 min 30 sec chacune.

Le combat

Lors des combats la puissance n’est pas limitée (le hors-combat de l’adversaire est alors chose possible). Bien que la technico-tactique soit jugée, les combats privilégient la puissance. Pour mettre un terme au combat, il faut que le temps imparti soit écoulé ou qu’un tireur soit déclaré hors-combat. Les combats ne se pratiquent qu’à partir de la catégorie d’âge Juniors (18 ans) et nécessitent au moins le grade de gant jaune. Les combats se déroulent le plus souvent en 5 reprises de 2 mn.

Les officiels

Comme dans tout sport d’opposition, les rencontres de savate sont arbitrées. Les juges-arbitres (encore appelés « officiels ») sont chargés de cette tâche, en protégeant l’intégrité de chaque tireur ainsi que l’éthique et les règles de la savate. Par ring ils sont au nombre de trois juges (ou cinq) associés à un arbitre évoluant sur le ring. Les juges comptabilisent les touches (points) reçu(e)s et donné(e)s par chaque tireur et peuvent, à la demande de l’arbitre, voter des avertissements sanctionnant une faute de la part d’un tireur. Une rencontre peut être gagnée à la majorité ou à l’unanimité, suivant la décision des juges. Tout ce personnel est orchestré par le délégué-officiel qui est juge ultime en cas de litige. Celui-ci dirige les juges-arbitre, le médecin, le chronomètre, les tireurs, les seconds (coach) des tireurs ainsi que toute l’organisation de la rencontre.